C'est donc quelque chose de bien atrocement délicieux que d'écrire pour qu'on reste à s'acharner ainsi en des tortures pareilles, et qu'on n'en veuille pas d'autres.
Le Crachoir de Flaubert - 11 octobre 2012
Colloque organisé par
Benoit Doyon-Gosselin (CRILCQ – U. Laval),
Neil Bissoondath, Cassie Bérard (CRILCQ – U. Laval) et David Bélanger (CRILCQ – U. Laval)
Dire qu’il s’agit, dans le champ littéraire, d’une polémique serait peut-être exagérer l’ampleur de ce sujet dans les médias. Néanmoins, la question de la pensée intellectuelle dans la création littéraire est présente tant dans les salles de classes, dans les ateliers d’écriture que dans les pratiques individuelles des auteurs, mais trop rarement dans la sphère publique. Tantôt conscient des enjeux intellectuels de sa création, tantôt indifférent voire réticent devant toute portée intellectuelle de son écriture, l’écrivain n’est en effet que rarement appelé à prendre position sur la place d’une telle pensée dans la création littéraire. L’inviter à articuler son discours sur la question à l’extérieur des balises de son oeuvre pourra, nous croyons, mettre en lumière les inquiétudes et les espoirs qu’entretient le créateur vis-à-vis de la pensée intellectuelle.
À trop réfléchir la littérature, sa forme et sa manière de refléter les discours, l’écrivain court-il le risque de l’enfermer dans le littéraire? Mettre la création littéraire au service de grands enjeux philosophiques ou sociaux peut-il entraîner l’étiolement de la beauté comme valeur première de l’écriture? En contrepartie, la création ignorante des évolutions des esthétiques littéraires ne laisse-t-elle place qu’à des œuvres naïves?
D’un point de vue général, le fait littéraire trouve son intérêt dans la popularité du livre, dans son accessibilité, dans le pouvoir qu’a l’imaginaire de rejoindre une multiplicité de lecteurs par la représentation et l’identification à laquelle il prétend. D’un point de vue restreint, l’expérience littéraire est recherchée avant le « plaisir naïf »; la profondeur formelle d’une œuvre, sa résonnance narrative, son effet d’étrangeté constituent la richesse d’une littérature capable d’aller au-delà des sens.
Le débat a cours, or en le transposant dans un contexte universitaire, nous espérons en mieux comprendre les enjeux, laisser place à des réflexions argumentées plutôt qu’à des positions campées. Sur cette dualité du fait littéraire, de nouvelles réponses pourront, à l’occasion de ce colloque en création littéraire, être proposées par autant de créateurs, de professeurs, de chercheurs que d’étudiants. De nouvelles questions propres aux pratiques créatrices – le créateur qui discerne plutôt qu’il n’analyse, qui qualifie plutôt qu’il n’interprète – pourront être posées. Ce sont différents outils et manières de concevoir la littérature que nous souhaitons réunir, afin de construire le premier espace de discussions, d’échanges et de réflexions sur le sujet. Quelle est la place de la pensée intellectuelle dans la création littéraire contemporaine?
10 h 00 Pause
12 h 00 Dîner
15 h 30 Pause
10 h 00 Pause
11 h 30 Dîner
14 h 30 Pause
16 h 30 Mot de clôture
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Le crachoir de Flaubert » Colloque «Portrait de l'artiste en intellectuel» | la philosophie et l'art | Scoop.it12 oct 2012 à 1h03
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Le crachoir de Flaubert » Colloque «Portrait de l'artiste en intellectuel» | un peu d'HISTOIRE - GEOGRAPHIE ET OU LITTERATURE | Scoop.it12 oct 2012 à 3h22
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