C'est donc quelque chose de bien atrocement délicieux que d'écrire pour qu'on reste à s'acharner ainsi en des tortures pareilles, et qu'on n'en veuille pas d'autres.
Alain Beaulieu est professeur adjoint au Département des littératures de l’Université Laval et est directeur du programme de certificat en création littéraire. Il est l’auteur de dix romans dont Fou bar, Le dernier lit, Le fils perdu, Le solo d’André, Le joueur de quilles, Sous le soleil de Port-au-Prince et Les Soleils bleus de Centralie. Il a remporté à deux reprises le Prix littéraire Ville de Québec-Salon international du livre de Québec, en 2006 pour Aux portes de l’Orientie et en 2007 pour La Cadillac blanche de Bernard Pivot. Il a écrit aussi pour le théâtre et la radio. Son plus récent roman, Le Postier Passila, est paru en France et au Québec en 2010 chez Actes Sud.
Cassie Bérard poursuit un doctorat en recherche-création à l’Université Laval, sous la direction de Neil Bissoondath et Andrée Mercier. Elle travaille à l’écriture d’un roman, Discours d’Albert, dans lequel se déploie une narration non fiable inconsciente, et c’est sur la construction et les effets d’une telle narration qu’elle se questionne dans sa recherche. Dans un contexte extra-universitaire, elle a également reçu en 2011 le soutien de Première Ovation en arts littéraires pour l’écriture d’un court roman, L’inattendu, où est mise en valeur la question de la fiabilité narrative dans son rapport à la temporalité. Dans le développement de ce projet, elle a été accompagnée par l’auteur Jacques Côté, qui agissait comme mentor. Par ailleurs, elle a occupé le poste de directrice de la revue de création littéraire L’écrit primal de 2008 à 2010, ce qui lui a permis d’élaborer un numéro spécial consacré à l’écrivain Jorge Luis Borges, lancé dans le cadre du festival Québec en toutes lettres. Elle est aussi assistante-auxiliaire d’enseignement au Département des littératures de l’Université Laval. Son premier roman paraîtra en 2013 aux Éditions Druide.
Pierre-Luc Landry est doctorant en création et en études littéraires à l’Université Laval, sous la direction d’Alain Beaulieu et d’Andrée Mercier. Il est membre fondateur de la revue numérique de création et de réflexion Le Crachoir de Flaubert. Il fait partie de l’équipe de l’observatoire de la littérature contemporaine Salon double depuis 2009 et a été auxiliaire de recherche au Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoise (CRILCQ) de 2007 à 2011. De 2010 à 2012, il enseigne au Département de français du Cégep de l’Outaouais. Il est présentement auxiliaire d’enseignement au Département des littératures de l’Université Laval et professeur à temps partiel au Département de français de l’Université d’Ottawa. Il bénéficie d’une bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) pour ses études en cours. Son premier roman, L’équation du temps, a été publié en 2013 aux Éditions Druide, à Montréal.
Andrée Mercier est professeure titulaire au Département des littératures de l’Université Laval et directrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ). Elle a mené différents projets de recherche sur le récit littéraire québécois, de même que sur l’autorité narrative et la vraisemblance dans le roman contemporain. En ce moment, elle s’intéresse à des questions de narration problématique dans le roman. Elle a récemment dirigé avec Robert Dion le dossier «Narrations contemporaines au Québec et en France : regards croisés» (Voix et Images, no 106, automne 2010), de même que le dossier «Vraisemblance et fictions contemporaines» (Temps zéro, no 2, 2009), avec Pierre-Luc Landry et Christine Otis. Elle codirige, avec Alain Beaulieu et Neil Bissoondath, plusieurs étudiants à la maîtrise et au doctorat en création littéraire.
Professeure à temps partiel et candidate au doctorat en littérature française à l’Université d’Ottawa, Brigitte Fontille présente un parcours universitaire et intellectuel qui témoigne d’une ouverture pour l’imbrication de différentes perspectives disciplinaires. Après s’être intéressée à l’éclatement des frontières, au métissage et à la contamination des genres dans l’écriture de Milan Kundera lors de sa thèse de maîtrise, elle ouvre maintenant cette perspective d’hybridité qui la fascine tant aux phénomènes interartistiques. Sa thèse de doctorat, sous la direction de Christian Milat, porte sur la présence de la musique dans les romans de Pascal Quignard et tente d’analyser en quoi son écriture romanesque se nourrit de l’art musical. Elle fait partie du comité de rédaction de Salon double et participe à l’organisation de différents laboratoires et activités interartistiques. Elle bénéficie d’une bourse d’études supérieures du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) pour ses études en cours et a publié plusieurs articles sur les rôles et les fonctions de la musique dans les romans de Pascal Quignard. Elle vient de publier aux PUL un livre intitulé Tans, multi, interculturalité, trans, multi, interdisciplinarité qu’elle a codirigé avec Patrick Imbert.
Jean-Michel Fortier est étudiant à la maîtrise en études littéraires et écrit actuellement un premier roman, Le chasseur inconnu, qui explore l’enjeu de la narration collective au « nous ». Au cours de son baccalauréat, il a collaboré à quelques numéros de L’écrit primal à titre de vice-directeur éditorial et a remporté, en 2008, le deuxième prix du Concours littéraire de la Faculté des lettres de l’Université Laval.
Marc Laliberté est étudiant à la maîtrise en études littéraires à l’Université Laval, et travaille actuellement sur les mécanismes de représentation de l’altérité dans l’œuvre science-fictionnelle de Michel Jeury. Il a publié quelques nouvelles dans la revue L’écrit primal, et a remporté, en 2010, le deuxième prix du concours littéraire du CEULa. En 2011, il a occupé le poste de directeur de L’écrit primal dans le cadre du numéro spécial Réjean Ducharme.
Valérie Mandia est étudiante au doctorat à l’Université d’Ottawa. Elle est également peintre et son travail visuel a été présenté dans de multiples expositions en Outaouais et en Ontario francophone.
Treveur Petruzziello est étudiant à la maîtrise en recherche-création à l’Université Laval, sous la direction de René Audet. Il travaille à l’écriture de Dimitri, une fiction qui n’est ni un roman ni un recueil de nouvelles, mais un projet hybride qui emprunte aux deux formules sans y adhérer complètement. Dans le prolongement de sa création, qui se construit autour de la figure de l’étranger, il s’intéresse au cas singulier du personnage contemporain déphasé, aux problèmes de son agir et à son rapport problématisé avec le monde. En 2007 et en 2008, il s’est consacré à l’écriture de slams, ce qui lui a entre autres valu d’être un artiste invité à un slam session animé par Mario Cholette et de participer à une compétition organisée par la Ligue québécoise de slam. En 2008, il a fait partie des artistes qui ont présenté, dans le cadre du Festival International de la Littérature, le spectacle-lecture Est-ce qu’ils tombent ou ils dansent?, sous la direction littéraire de Luc Courchesne. Il est également auxiliaire d’enseignement au Département des littératures de l’Université Laval et auxiliaire de recherche pour la Chaire de recherche sur les cultures numériques.
Mathieu Simoneau a terminé une maîtrise en création littéraire (poésie) en 2010 et poursuit actuellement au doctorat. Il publie régulièrement dans des revues telles que Moebius et L’écrit primal et des sites Internet comme Poème sale et Le Crachoir de Flaubert. Il a aussi été finaliste à plusieurs reprises aux Prix littéraires de Radio-Canada, notamment en 2012, où il a été un des cinq grands finalistes dans la catégorie poésie et a reçu le prix du public.