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	Commentaires sur : Artiste, donc intellectuel?	</title>
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	<description>Revue sur la création à l&#039;université</description>
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		<title>
		Par : jean-noel pontbriand		</title>
		<link>https://www.lecrachoirdeflaubert.ulaval.ca/2012/12/artiste-donc-intellectuel/#comment-1085</link>

		<dc:creator><![CDATA[jean-noel pontbriand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2012 16:13:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour David. 

Merci pour ces commentaires. J&#039;aimerais avoir ton courriel pour te faire parvenir une réponse plus amplifiée que ce merci. Bon temps des Fêtes comme ils disent. 

Jean-Noël Pontbriand]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour David. </p>
<p>Merci pour ces commentaires. J&rsquo;aimerais avoir ton courriel pour te faire parvenir une réponse plus amplifiée que ce merci. Bon temps des Fêtes comme ils disent. </p>
<p>Jean-Noël Pontbriand</p>
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		<title>
		Par : David Bélanger		</title>
		<link>https://www.lecrachoirdeflaubert.ulaval.ca/2012/12/artiste-donc-intellectuel/#comment-1059</link>

		<dc:creator><![CDATA[David Bélanger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Dec 2012 21:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sans doute est-ce dû à la grande naïveté que vous me connaissez, Monsieur Pontbriand, mais votre texte m’a semblé par endroits on ne peut plus surréel, comme si les faits et les êtres que vous dessiniez dans votre essai ne répondaient, chez moi, à aucun référent. Je parlerais de Science-fiction, n’eut été le dédain que vous avez fait montre pour le premier terme de ce syntagme – aussi me contenterais-je de suggérer que votre essai m’a semblé appartenir au champ de la fiction.
D’abord, je ne vous cacherai pas que, si d’aventure, on me demandait d’emprunter une voie, qu’il faille absolument choisir entre la théorie littéraire et la création littéraire, je ne saurais hésiter tellement longtemps et je retournerais à ce qui m’a poussé vers la littérature en première instance : je suis un créateur. Pourtant, je ne doute d’aucune façon appartenir à ces illuminés qui utilisent des connaissances établies plus ou moins scientifiquement – qui ont pour moi plus à voir avec l’histoire des idées qu’avec la science, mais ne faisons pas de chichi – et qui s’adonnent, un peu chaque jour, à ce que vous nommez « l’étude des riens ». J’utilise ainsi les ressorts de la narratologie pour disséquer un roman, je n’hésiterai pas à violer certains poèmes grâce à de la linguistique et peut-être vais-je même oser, par quelque moment d’égarement, utiliser les ressorts de la rhétorique, de l’analyse du discours ou autre concept de tortures inventé pour faire souffrir les textes. Pour le dire simplement : la secte des sciences littéraires a eu raison de mes réserves de créateur. Tellement, en fait, que si on me demandait de choisir entre l’une ou l’autre des voies, la théorie ou la création, je choisirais la création sans douter, conscient que là où j’en suis, il n’y a plus vraiment de différence. Parce que, voyez-vous, je me considère essentiellement comme un littéraire.

Et c’est là où votre présentation m’a semblé étrangère à ma réalité : il n’existe pour moi aucune opposition constitutive entre la création littéraire et l’étude des textes littéraires, sinon une opposition d’ordre institutionnel – l’un juge l’autre, l’autre fuit l’un –, et peut-être d’ordre personnel, mais je ne tremperai pas dans ces eaux-là.

Ayant assisté avec passion à vos enseignements et ayant, vous le savez bien, lu certains de vos ouvrages, je crois pouvoir dire avoir vécu l’expérience – et non l’expérimentation – de la création littéraire à l’Université et pouvoir en parler sinon en toute objectivité, du moins en connaissance de cause. Et je dois dire qu’à plusieurs moments je suis entré en profonde communion avec ce que vous véhiculiez, puisque vous parliez essentiellement de littérature, du rapport de l’Homme au langage, de notre rapport à l’inconnu et à l’indicible aussi, et vous saviez rendre pertinent, prégnant, ce mystère – véritable angle-mort – de notre existence discursive. En fait, et je vous ai sans doute adressé la remarque, vos paroles me rappelaient celles de Roland Barthes, celles qu’il livre avec une grande sensibilité et une belle rigueur dans La chambre claire sur la photographie ou sur la lecture dans Le plaisir du texte. Évidemment, cela peut vous paraître inconvenant de siéger, dans mon esprit du moins, dans le parcours de mon apprentissage, aux côtés de celui qui a écrit « L’Analyse structurale du récit » ou L’aventure sémiologique. Ma naïveté, pourtant, m’amène à mal différencier votre quête du sens dans la poésie et le langage et celle de Barthes, qui est à sa manière, aussi dans la poésie et le langage. Mais est-ce ma naïveté ou l’époque à laquelle j’arrive, qui n’a vécu l’ère structuraliste qu’avec décalage, qui est déjà débarrassée du positivisme que cela postulait et qui ne voit plus chez Genette, Todorov, Foucault, Greimas, Barthes qu’un chantier de concepts pour éclairer le mystère de la littérature. On les prend, ils nous servent à nommer le monde textuel qui s’ouvre à nous, à expliquer cette compréhension profonde qui nous envahit à telle jonction des Gommes de Robbe-Grillet ou lorsque, comme Pessoa, on ne sait plus penser l’injustice : 
« J’ai coupé l’orange en deux, et les deux parties ne pouvaient être égales ; 
Pour laquelle ai-je été injuste – moi qui vais les manger toutes les deux ? »
Ainsi, les professeurs des sciences littéraires que vous décrivez, je n’ai pas eu la chance de les rencontrer – un peu comme les fantômes, disiez-vous, on peut dire qu’ils existent ou n’existent pas, mais nulle preuve dans un camp comme dans l’autre. J’ai cependant rencontré des enseignements qui avaient à cœur de nous apprendre à traquer le sens, à saisir la polysémie – la scriptibilité – des textes ; on ne nous apprend pas que penser, mais comment penser, en littérature. 
Votre texte a su cibler un problème de la création littéraire à l’Université, soit, son rapport à la littérature ; vous avez même évoqué la nécessité d’une méthode propre à la création. Je crois cependant qu’ici comme ailleurs, il est inutile d’inventer des épouvantails ; ayant œuvré au colloque dans lequel vous avez prononcé cette communication enrichissante, je doute fort que l’institution universitaire soit aussi soupçonneuse vis-à-vis de la création littéraire que vous l’affirmez. Parce que je crois sincèrement que littéraires et créateurs dans le champ universitaire n’ont, au final, qu’un but – qu’un ennemi commun – qui est l’appropriation du langage, par la lecture ou l’écriture, et la tentative sinon de comprendre les crevasses de sens laissés dans le paysage des idées, du moins de savoir les maîtriser.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute est-ce dû à la grande naïveté que vous me connaissez, Monsieur Pontbriand, mais votre texte m’a semblé par endroits on ne peut plus surréel, comme si les faits et les êtres que vous dessiniez dans votre essai ne répondaient, chez moi, à aucun référent. Je parlerais de Science-fiction, n’eut été le dédain que vous avez fait montre pour le premier terme de ce syntagme – aussi me contenterais-je de suggérer que votre essai m’a semblé appartenir au champ de la fiction.<br />
D’abord, je ne vous cacherai pas que, si d’aventure, on me demandait d’emprunter une voie, qu’il faille absolument choisir entre la théorie littéraire et la création littéraire, je ne saurais hésiter tellement longtemps et je retournerais à ce qui m’a poussé vers la littérature en première instance : je suis un créateur. Pourtant, je ne doute d’aucune façon appartenir à ces illuminés qui utilisent des connaissances établies plus ou moins scientifiquement – qui ont pour moi plus à voir avec l’histoire des idées qu’avec la science, mais ne faisons pas de chichi – et qui s’adonnent, un peu chaque jour, à ce que vous nommez « l’étude des riens ». J’utilise ainsi les ressorts de la narratologie pour disséquer un roman, je n’hésiterai pas à violer certains poèmes grâce à de la linguistique et peut-être vais-je même oser, par quelque moment d’égarement, utiliser les ressorts de la rhétorique, de l’analyse du discours ou autre concept de tortures inventé pour faire souffrir les textes. Pour le dire simplement : la secte des sciences littéraires a eu raison de mes réserves de créateur. Tellement, en fait, que si on me demandait de choisir entre l’une ou l’autre des voies, la théorie ou la création, je choisirais la création sans douter, conscient que là où j’en suis, il n’y a plus vraiment de différence. Parce que, voyez-vous, je me considère essentiellement comme un littéraire.</p>
<p>Et c’est là où votre présentation m’a semblé étrangère à ma réalité : il n’existe pour moi aucune opposition constitutive entre la création littéraire et l’étude des textes littéraires, sinon une opposition d’ordre institutionnel – l’un juge l’autre, l’autre fuit l’un –, et peut-être d’ordre personnel, mais je ne tremperai pas dans ces eaux-là.</p>
<p>Ayant assisté avec passion à vos enseignements et ayant, vous le savez bien, lu certains de vos ouvrages, je crois pouvoir dire avoir vécu l’expérience – et non l’expérimentation – de la création littéraire à l’Université et pouvoir en parler sinon en toute objectivité, du moins en connaissance de cause. Et je dois dire qu’à plusieurs moments je suis entré en profonde communion avec ce que vous véhiculiez, puisque vous parliez essentiellement de littérature, du rapport de l’Homme au langage, de notre rapport à l’inconnu et à l’indicible aussi, et vous saviez rendre pertinent, prégnant, ce mystère – véritable angle-mort – de notre existence discursive. En fait, et je vous ai sans doute adressé la remarque, vos paroles me rappelaient celles de Roland Barthes, celles qu’il livre avec une grande sensibilité et une belle rigueur dans La chambre claire sur la photographie ou sur la lecture dans Le plaisir du texte. Évidemment, cela peut vous paraître inconvenant de siéger, dans mon esprit du moins, dans le parcours de mon apprentissage, aux côtés de celui qui a écrit « L’Analyse structurale du récit » ou L’aventure sémiologique. Ma naïveté, pourtant, m’amène à mal différencier votre quête du sens dans la poésie et le langage et celle de Barthes, qui est à sa manière, aussi dans la poésie et le langage. Mais est-ce ma naïveté ou l’époque à laquelle j’arrive, qui n’a vécu l’ère structuraliste qu’avec décalage, qui est déjà débarrassée du positivisme que cela postulait et qui ne voit plus chez Genette, Todorov, Foucault, Greimas, Barthes qu’un chantier de concepts pour éclairer le mystère de la littérature. On les prend, ils nous servent à nommer le monde textuel qui s’ouvre à nous, à expliquer cette compréhension profonde qui nous envahit à telle jonction des Gommes de Robbe-Grillet ou lorsque, comme Pessoa, on ne sait plus penser l’injustice :<br />
« J’ai coupé l’orange en deux, et les deux parties ne pouvaient être égales ;<br />
Pour laquelle ai-je été injuste – moi qui vais les manger toutes les deux ? »<br />
Ainsi, les professeurs des sciences littéraires que vous décrivez, je n’ai pas eu la chance de les rencontrer – un peu comme les fantômes, disiez-vous, on peut dire qu’ils existent ou n’existent pas, mais nulle preuve dans un camp comme dans l’autre. J’ai cependant rencontré des enseignements qui avaient à cœur de nous apprendre à traquer le sens, à saisir la polysémie – la scriptibilité – des textes ; on ne nous apprend pas que penser, mais comment penser, en littérature.<br />
Votre texte a su cibler un problème de la création littéraire à l’Université, soit, son rapport à la littérature ; vous avez même évoqué la nécessité d’une méthode propre à la création. Je crois cependant qu’ici comme ailleurs, il est inutile d’inventer des épouvantails ; ayant œuvré au colloque dans lequel vous avez prononcé cette communication enrichissante, je doute fort que l’institution universitaire soit aussi soupçonneuse vis-à-vis de la création littéraire que vous l’affirmez. Parce que je crois sincèrement que littéraires et créateurs dans le champ universitaire n’ont, au final, qu’un but – qu’un ennemi commun – qui est l’appropriation du langage, par la lecture ou l’écriture, et la tentative sinon de comprendre les crevasses de sens laissés dans le paysage des idées, du moins de savoir les maîtriser.</p>
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