Tout comme les oiseaux (aucun n’apprécie la comparaison), ils n’ont nul besoin de dieu. Ils apportent la lumière de leur grâce dans les allées les plus sombres, les temps les plus obscurs. Ils prennent la direction des airs, des arbres, de la plus haute commode de la maison, et vous contemplent avec le regard d’une terrible déité. Contrairement aux chiens, ils n’essaient pas d’apporter leur aide, c’est-à-dire avec les menues choses, les tâches répétitives. Les sirènes ne les mettent pas dans tous leurs états. Ils peuvent surprendre l’âme quand celle-ci se détache du corps, et si vous n’êtes pas prêt, ils la ramènent ou en laissent juste assez près de votre lit — une plume, une queue maigre, une aile transparente — pour qu’elle se régénère et puis se glisse à l’intérieur de votre cage thoracique.

 


 

À propos du traducteur.

Jean-Marcel Morlat est né à Paris et réside dans la région d’Ottawa depuis 2010 après avoir vécu et enseigné dans de nombreux pays (France, Angleterre, USA, Japon, Turquie, Tanzanie et Émirats Arabes Unis). Il a traduit le livre de Philippe Wamba : Parenté lOdyssée dune famille en Afrique et en Amérique (2016). Il a aussi traduit des nouvelles d’auteurs anglophones (USA, Angleterre, Australie et Canada) parues dans X Y Z : la revue de la nouvelleTraversées, L’AmpouleRevue Phoenix : cahiers littéraires internationaux et Revue Rue Saint Ambroise.