Ce projet a été produit dans le cadre du Labo in situ à la Nuit blanche d’Ottawa, le 22 septembre 2013.

Le projet est une expérience développée entre le sujet, qui est aussi spectateur, la photographe et l’image. Durant cette expérience, le sujet est transformé en objet par le procédé photographique. Le sujet, ou la personne photographiée pose et devient le spectre d’elle-même, en composant une duplication de son image. Le projet explore ces données notions et questions au sujet du médium de la photographie et la pratique du portraits, en produisant une mise en abyme : le sujet s’incorpore à une image existant déjà et participe à la transformation de leur image ainsi qu’à celle de la photo initiale. Dans Mourir pour la première fois, le spectateur devient sujet et se réapproprie l’image photographique en utilisant son corps.

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« La Photo-portrait est un champ clos de forces. Quatre imaginaires s’y croisent, s’y affrontent, s’y déforment. Devant l’objectif, je suis à la fois : celui que je me crois, celui que je voudrais qu’on me croie, celui que le photographe me croit, et celui dont il se sert pour exhiber son art. Autrement dit, action bizarre : je ne cesse de m’imiter » (Barthes, 1980 : 29).

« La Photo-portrait est un champ clos de forces. Quatre imaginaires s’y croisent, s’y affrontent, s’y déforment. Devant l’objectif, je suis à la fois : celui que je me crois, celui que je voudrais qu’on me croie, celui que le photographe me croit, et celui dont il se sert pour exhiber son art. Autrement dit, action bizarre : je ne cesse de m’imiter » (Barthes, 1980 : 29).

 

 

Mourir pour la première fois est une œuvre participative. Des diapositives étaient projetées sur un mur blanc, les visiteurs étaient invités à intégrer ces images. Les spectateurs choisissaient la photo initiale qui composerait leur portrait et ajoutaient des mots ou des mouvements selon leur inspiration.

 

« [...] mais lorsque je me découvre sur le produit de cette opération, ce que je vois, c’est que je suis devenu Tout-Image, c’est-à-dire la Mort en personne; les autres – l’Autre – me déproprient de moi-même, ils font de moi, avec férocité, un objet [...] » (Barthes, 1980 : 31).

« […] mais lorsque je me découvre sur le produit de cette opération, ce que je vois, c’est que je suis devenu Tout-Image, c’est-à-dire la Mort en personne; les autres – l’Autre – me déproprient de moi-même, ils font de moi, avec férocité, un objet […] » (Barthes, 1980 : 31).

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Bibliographie

BARTHES, Roland, La chambre claire, Paris, Gallimard/Seuil, Collection « Les Cahiers du Cinéma » 1980.