En résidence

Le Crachoir de Flaubert accueille des chercheur-créateurs ou des chercheure-créatrices en résidence qui bénéficient d’un espace privilégié pour explorer les différentes possibilités de sa double posture. La résidence est un lieu virtuel que l’artiste peut investir de la manière qui lui convient le mieux. À mi-chemin entre le blogue, la chronique et le feuilleton, cette résidence permet à l’artiste d’exposer à un vaste public les résultats de sa réflexion ou de sa création, les hypothèses qui sont les siennes, ses coups de tête et ses coups de gueule concernant la recherche-création. Ce lieu unique au monde lui appartient le temps de son séjour parmi nous et les propos tenus ici n’engagent que l’artiste, qui a carte blanche pour créer et réfléchir.

Pour postuler à cette résidence, en tout temps, veuillez contacter l’équipe avec une courte description de votre projet en écrivant à l’adresse suivante : contact@lecrachoirdeflaubert.org

Chercheurs-créateurs et chercheures-créatrices en résidence
2014 : Cassie Bérard
2015 : Vincent Mauger
2016 : Danielle Boutet
2017 : Chloé Savoie-Bernard
2017-2018 : Nicholas Giguère
2018 : Naomi Fontaine
2019 : Fanie Demeule
2019 : Valérie Forgues
2019 : Stéphane Ledien

Érosion

Par |2021-06-02T13:38:50-05:0030 juin, 2021|En résidence, Maude Déry|

Dans la cour du presbytère

les viols se multiplient

au même rythme que

les pissenlits

les mauvaises herbes respirent

à même ta lumière

 

un court instant

tu penses à ta mère

à ses espoirs risibles

sa révolte fantôme

et tu te prends soudain […]

Délirium

Par |2021-03-08T09:41:24-05:0025 mars, 2021|Nouvelles, Sara Lazzaroni, Textes de creation|

petit matin, la fièvre s’était apaisée. J’étais de nouveau tiède et lucide, mais les questions continuaient de vrombir. Comment distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas? Est-ce que la parole est réelle? Est-ce que les émotions sont réelles? Je tourne en rond. J’observe ma main. J’écarte les doigts, parcours leur longueur, m’arrêtant sur chaque aspérité, les phalanges gibbeuses, le contour rose de l’ongle. Est-ce que cette main existe?

Taire l’aurore

Par |2021-03-19T10:49:55-05:0019 mars, 2021|Maude Déry, Poésie|

Chaque matin

Mourir et renaître

Au bout de tes doigts

Leurs vœux pieux

Enfoncés dans l’arrière-gorge

 

Chaque matin

La violence profane des Dieux

Ce sexe fou

Où tu es née

Ton absence

Repliée sur leurs draps

 

***

 

La nuit, ils t’apprennent à rire au fond […]