Essai

Trace 3

Par |2022-02-07T12:47:58-05:003 février, 2022|Essai, Mattia Scarpulla|

Lorsque Geneviève et Marie-Ève retrouvent l’usage du langage elles me demandent, énervées : C’est quoi ton problème ?

En marchant vers leur rendez-vous, les deux amies étaient contentes de se […]

Trace 2

Par |2022-02-07T12:42:42-05:0027 janvier, 2022|Essai, Mattia Scarpulla|

 

Deux pintes de bière rouge sont arrivées à leur table au pub Griendel. Elles trinquent, boivent une gorgée, allument une cigarette et boivent encore. Marie-Ève ouvre la bouche, un souffle commence […]

Trace 1

Par |2022-01-04T11:42:49-05:004 novembre, 2021|Essai, Mattia Scarpulla|

L’écriture, expérience liquide, m’échappe quand je la retiens. Les mots-eaux dans lesquels je navigue sont de ciment, sentent le carburant, montent à la verticale, grimpent sur la surface des édifices, deviennent […]

Une zone fertile en dangers

Par |2019-03-05T01:12:50-05:003 mai, 2018|Dossiers thématiques, Essai, Reliures, Textes de creation|

[...] il y a eu cette belle soirée de la série « Les débuts fulgurants », animée par Patrick Bilodeau, libraire chez Pantoute, et pour laquelle on m’avait demandé de parler des premières œuvres qui m’ont marqué, ou qui présentaient des débuts marquants, je n’ai jamais trop su. Il se trouve que les unes sont les autres, et ma sélection m’a mené à ce constat paradoxal : les livres qui m’ont plu sont ceux que j’ai lâchés parce qu’ils exigeaient d’en faire quelque chose — de l’art ou du trouble, souvent les deux.

La chasse aux papillons

Par |2019-03-05T01:13:25-05:0026 avril, 2018|Concours, Dossiers thématiques, Essai, Récit, Reliures, Textes de creation|

Je suis la deuxième d’une famille de quatre filles: même regard sombre, même sourire lumineux, même drôles de mimiques. Quatre poupées russes que l’on peut emboîter puis déboîter à sa guise. Si je vois pour la première fois quelqu’un qui connaît l’une de mes sœurs, il s’exclame immanquablement : « C’est incroyable, tu lui ressembles tel-le-ment, vous êtes des copies conformes! » Il reconnaît alors chez moi quelque chose qui lui est familier. Comme si mon visage portait la trace d’émotions, d’expressions et de rencontres qui ne sont pas les miennes.