L’antre de nos Amériques
2018/07/11 0

 

os céus são tão altos
nos ailes de sable ne tiendront pas le coup

traversant avec fougue un espace vide
entre les pôles fatigués des Amériques
sans miel pour se coller aux mots des Miron et des Drummond de Andrade
sans eau pour avaler les vents qui les soutiennent

la coupe aux lèvres s’éloigne de nous

Janeiro entoure nos cantates frileuses
os céus são tão altos

nous appartenons au monde des naissances pliées sur nos genoux
et nous rêvons à des âmes trop neuves pour exister

ô langues qui ne survivront pas à cette nuit
où nos corps d’éther coulent le long des rives séchées

que le Nord et le Sud nous sauvent sauvages
sans réveil

 

 

 

 

 

* os céus são tão altos : les cieux sont si hauts en langue portugaise