JN Pontbriand

À propos Jean-Noël Pontbriand

Jean-Noël Pontbriand est professeur de création littéraire à l’Université Laval depuis 1982. Parallèlement à son enseignement, il a publié trois essais sur la création littéraire et son enseignement dont Les mots à découvert, une douzaine de recueils de poésie dont Lieux-passages et Résonnances et deux récits dont Taches de naissance. Il a dirigé de nombreuses thèses et mémoires et plusieurs de ses anciens étudiants et étudiantes sont maintenant connus et même reconnus comme écrivains québécois. jean-noel.pontbriand@lit.ulaval.ca

Autour de l’Anthologie Science et Poésie

Par |2016-12-01T16:39:20-05:002 novembre, 2016|Non classé|

Pour le poète, le mot n’est pas d’abord un signe, mais une sonorité signifiante et fondée sur une expérience sensible. Il doit donc, au moment d’écrire, retrouver le mot tel qu’il était avant que la raison ne l’ait figé en signe. Avant la science et ses définitions.

Artiste, donc intellectuel?

Par |2016-12-21T15:20:28-05:0019 décembre, 2012|Non classé|

L’activité théorique et l’activité de création, se développent sur deux axes parallèles. Et donc, selon la définition du mot, elles ne se rencontreront jamais. Ce n’est pas parce que quelqu’un possède de solides connaissances en science littéraire qu’il pourra plus facilement créer des œuvres signifiantes. Et vice versa; ce n’est pas parce que quelqu’un a créé une œuvre littéraire importante et même majeure qu’il peut s’adonner à des analyses subtiles et éclairantes sur les œuvres littéraires, y compris surtout la sienne. Il se détourne généralement de toutes ces investigations pour ne pas s’extraire de la source qui le nourrit : son inconscient. Les facultés à l’œuvre dans l’une et l’autre activité ne sont pas les mêmes parce que les objectifs poursuivis et les postures exigées sont diamétralement opposés.

L’art littéraire et la communication

Par |2016-12-21T15:25:17-05:004 juillet, 2012|Non classé|

Il existe un lieu plus originaire et plus fondamental que le concept, lieu dénommé par Breton le point suprême d’où émerge directement la pensée et dont le langage, devenu parole, est considéré comme son lieu privilégié de manifestation. C’est lui qu’il faut atteindre et peu importe le chemin à suivre pour y parvenir.

De l’inspiration

Par |2016-12-21T15:03:41-05:0011 avril, 2011|Non classé|

Oui, les grandes œuvres sont inspirées, mais elles ne sont pas nées par génération spontanée sur la langue de certaines personnes qui ont reçu, en naissant, le don de la parole. Tout le monde naît muet et la parole est, pour chacun d’entre nous, autant une conquête qu’un don. Parce qu’elle est conquête, elle demande, de notre part, travail assidu et persévérant; parce qu’elle est don de l’esprit en nous et par nous, elle exige que nous devenions suffisamment malléables pour permettre aux mouvements de l’esprit de s’immiscer dans notre langage et de le transformer en un lieu privilégié d’épiphanie et de révélation.