Labo in situ

Organisé par Brigitte Fontille et Pierre-Luc Landry dans le cadre de la Nuit Blanche Ottawa 2012, le Labo in situ, laboratoire de création et récital interartistiques, a accueilli plus d’une quinzaine d’artistes, poètes, écrivains, musiciens, peintres, sculpteurs, photographes, etc., dans un café du Marché By. L’objectif du Labo était de réunir en un même lieu, au même moment, des artistes d’horizons et de médias différents afin de rendre compte que « la vie est belle » et que l’art y participe grandement.

Le labo était composé de deux volets. Un volet récital qui a permis aux amateurs d’art de toutes sortes de témoigner d’une œuvre artistique qui a eu une résonnance particulière dans leur vie, faisant écho à la beauté du monde et qu’ils souhaitaient partager avec les autres. Ceci a pris la forme dynamique de lectures d’extraits littéraires, d’interprétations musicales, de projections et autres présentations publiques.

Le deuxième volet consistait en un laboratoire de création en direct. L’équipe interartistique s’est inspirée du « récital » pour créer, sur place, une œuvre qui a été présentée à la fin de la nuit. Les visiteurs du laboratoire ont été invités à interagir avec les artistes tout au long du processus créatif.

Nous présentons ici une sélection des résultats de ce laboratoire/récital. La publication, statique, ne rend pas nécessairement compte de la dynamique intermédiale, interactive et interartistique de la créativité à l’oeuvre dans l’atmosphère fébrile de la Nuit Blanche. Nous croyons néanmoins que ces morceaux témoignent à leur manière de la vitalité créatrice qui s’est dégagée du laboratoire, sorte d’incubateur multi-trans-interdisciplinaire inspiré des grandes créations collectives des années 1980.

Directeurs du dossier:
Brigitte FONTILLE
Pierre-Luc LANDRY

Mourir pour la première fois. Expérience no1

Par |2016-12-21T15:16:20-05:006 mai, 2013|Non classé|

Le projet, Mourir pour la première fois, est une expérience développée entre le sujet, qui est aussi spectateur, la photographe et l’image. Durant cette expérience, le sujet est transformé en objet par le procédé photographique. Le sujet, ou la personne photographiée pose et devient le spectre d’elle-même, en composant une duplication de son image.

Journal poétique

Par |2016-12-21T15:16:28-05:008 avril, 2013|Non classé|

Le mendiant, qui a dû allumer sa cigarette avec son pied, est réapparu sous un sac de pommes de terre le long d’une allée de quilles en revenant d’une balade à Broadway Pourquoi écrire si c’est pour dire n’importe quoi? Eh bien parce que ça fait du bien, parce que c’est défoulant Mais vous n’en avez pas marre d’importuner votre lecteur avec ce charabia? Non, car le lecteur m’embête aussi

Devenir homme-boîte : journal postdaté d’une performance avec une boîte de carton

Par |2016-12-21T15:16:38-05:0025 mars, 2013|Non classé|

Ştefania sort un livre de son sac : L’homme-boîte de Kôbô Abé, dans une traduction en roumain. Je le feuillette rapidement; je ne saisis rien sinon quelques mots ici et là. Je me hasarde avec une traduction aléatoire, ça nous fait bien marer. Ştefania me raconte un peu l’histoire, son lien avec le projet, l’influence que ce roman a eu sur sa réflexion artistique : je note et j’irai me procurer la version française chez l’un des libraires de la rue Ambroise Thomas, tout juste en face de la cathédrale. La discussion se poursuit, on parle maintenant de la douleur; Ştefania explique qu’elle ne peut créer quand elle ne va pas bien. Ça ne pourrait mieux tomber : nos déjeuners rue Serpenoise sont plus souvent qu’autrement assez festifs : nous sommes à tout coup galvanisés par l’enthousiasme de l’autre et on sent bien que cette jeune amitié est à la fois mondaine, intellectuelle et artistique.

Midnight Cities

Par |2016-12-21T15:16:47-05:0013 mars, 2013|Non classé|

jette l’éponge et l’alcool sois le bouddha qui boit la vie à même une jarre de vinaigre ou un sachet de ketchup lorsque la nécessité