Des eaux solennelles
s’infiltrent
dans nos corps ouverts
arrosent
nos espérances sauvages
assises
sur les rives
la houle pénètre nos âmes
une coulée d’ablutions
vives
à genoux
nos robes mouillées entourent nos rires
avec nos chairs
nos voix s’élèvent
la pluie
dans nos bouches
descend
jusqu’à nos ventres
nos muscles murmurent
des paroles d’amours flottantes
sans foi ni loi
ondoyées de vie
nous mourrons debout
pleines de respirs
de joie nous serons