Table ronde

Pour une désorientation queer à l’université

Par |2019-03-05T01:04:27-05:0012 mai, 2015|Non classé|

Par ce court texte je me positionne en tant que chercheuse formée dans un système euroaméricain entreprenant l’étude des littératures autochtones. Après avoir examiné plusieurs pistes en ce qui concerne ma recherche sur les littératures au Canada, dont une exclusion absolue des œuvres autochtones dans mon corpus, et après avoir lu une panoplie d’arguments à propos des relations de pouvoir problématiques se manifestant dans les études autochtones entreprises par les chercheur/ses européen/nes, je ne suis arrivée qu’à un début : la désorientation queer de la théorie.

Deux marges, un problème

Par |2019-03-05T01:06:03-05:0012 mai, 2015|Non classé|

Je suis au courant d’être une espèce d’anomalie dans le monde académique. [...] Or, il s’avère que, même si j’en suis très heureuse et très reconnaissante, je me pose des questions au sujet de ce succès, au sujet des bénéfices que me procure la marge. Dans le cadre de mes recherches sur la musique rock, je réfléchis souvent à la place que tient la rébellion dans la société.

S’in-dé-finir

Par |2016-12-21T15:10:25-05:0012 mai, 2015|Non classé|

La règle du masculin l’emportant sur le féminin dans la langue française, par exemple, n’est pas un accident ou le reflet d’un ordre naturel. Elle y transpose le rapport de domination que la classe des hommes exerce sur celle des femmes (Wittig, 1992), pour emprunter la terminologie du féminisme matérialiste. Elle le répète, le rappelle, le banalise donc en lui donnant une forme structurelle et en l’inscrivant dans une pratique quotidienne.

La fosse aux pions

Par |2019-03-05T01:09:09-05:0012 mai, 2015|Non classé|

Investir la marge, c’est assumer la part des ténèbres dans lesquelles le foreur laisse l’interlocuteur, c’est assumer l’inconnu, donc à l’aveuglette, c’est se prêter à l’interprétation, c’est se découvrir le flanc aux attaques de ceux qui sont au bord du gouffre. Investir la marge, c’est oser avouer que le forage est prévu mais non pas infaillible, c’est s’exposer au public en tant qu’agglomération de mésadaptés, c’est fournir à l’autre un point d’ancrage pour explorer l’autrement vrai et impossible.

Aborder le désir d’enfant en études littéraires : le cas d’Hervé Guibert

Par |2016-12-21T15:10:44-05:0012 mai, 2015|Non classé|

Sur le plan littéraire, l’érotisation de l’enfant apparaît comme un enjeu difficile à dénouer, extrêmement polarisant, où chaque parole prononcée est rapidement classée du côté de la condamnation ou de la légitimation. Il y a pour moi entre ces deux pôles un espace où la pensée est possible, où l’on peut chercher à comprendre, mettre en contexte, éclairer : l’institution universitaire. En ce sens, ma démarche ne cherche pas à dépasser la structure institutionnelle de l’université, mais à occuper son espace, qui est à certains égards toujours déjà en marge.