Essai

Éloge de la solitude

Par |2016-12-21T15:05:05-05:009 décembre, 2015|Appel de textes, Dossiers thématiques, Écrire entre les genres, Essai, Récit, Textes de creation|

Québec aux soirs d’été; on ne saurait la décrire. Il y a quelque chose dans sa façon de bouger, d’illuminer le ciel, qui nous fait indubitablement tomber sous son charme. En prenant le temps de l’observer, on se rend compte que beaucoup de choses semblent se décider à l’angle de Saint-Jean et d’Honoré Mercier. On y va et on y vient en toutes directions, habituellement pour aller prendre un coup dans l’un des innombrables bars éparpillés à travers les vieilles rues de la ville.

La fosse aux pions

Par |2019-03-05T01:09:09-05:0012 mai, 2015|Création littéraire, Dossiers thématiques, Essai, Investir les marges, Poésie, Table ronde, Textes de creation, Textes de reflexion|

Investir la marge, c’est assumer la part des ténèbres dans lesquelles le foreur laisse l’interlocuteur, c’est assumer l’inconnu, donc à l’aveuglette, c’est se prêter à l’interprétation, c’est se découvrir le flanc aux attaques de ceux qui sont au bord du gouffre. Investir la marge, c’est oser avouer que le forage est prévu mais non pas infaillible, c’est s’exposer au public en tant qu’agglomération de mésadaptés, c’est fournir à l’autre un point d’ancrage pour explorer l’autrement vrai et impossible.

Twitter en temps réel

Par |2014-12-05T10:23:35-05:0017 décembre, 2014|Essai, Textes de creation|

Je croyais que, là au moins, les gens prendraient ça au sérieux : lâcher des mots dans l’inter monde, gravés sur du nulle part. Je me trompais. Même en 140 caractères et moins, sur une plateforme planétaire, dans un bel encadré, les gens ne prennent pas la peine d’affûter leur stylet.

Ils veulent tuer la beauté du monde

Par |2012-04-26T10:57:32-05:0026 avril, 2012|Essai, Poésie, Textes de creation|

Le premier ministre se permet de faire des blagues sur le dos des étudiants. Les journalistes attaquent le porte-parole de la CLASSE. On lui demande de jouer le rôle de quelqu’un d’autre, on lui demande de faire des déclarations pour lesquelles il ne détient pas l’autorité morale et symbolique. On demande aux étudiants de fermer leur gueule. On transforme mai 68 en octobre 70 et on s’insurge qu’un pont soit bloqué et qu’on rentre chez soi en retard pour le repas du soir. Je n’en peux plus.

Québec inc.

Par |2012-03-16T07:43:48-05:0016 mars, 2012|Essai, Récit, Textes de creation|

Voilà déjà plusieurs paragraphes que je radote pour ne rien dire. Je n’ai pas de chiffres à donner, seulement des sentiments, des impressions. Ça doit en décevoir beaucoup, qui ne marqueront pas de me le faire savoir en usant d’un discours des plus polis. Je ne prétends pas avoir de solutions. J’ai des craintes. Beaucoup de craintes pour le futur du Québec, qui n’ont rien à voir avec l’économie. Des craintes quant à l’idéologie anti-intellectuelle qui gagne du terrain et qui menace notre société. Un danger beaucoup plus grand qu’on ne veut l’admettre.

Pour une cadence de la décadence (en cinq tentatives)

Par |2012-11-22T15:52:11-05:0012 février, 2012|Création littéraire, Essai, Textes de creation, Textes de reflexion|

J’écris ce mot … décadence … et je sens son poids derrière ma nuque … une génération d’artistes a pris ce mot sur ses épaules … j’en connais les aspects péjoratifs … des dégénérés selon les médecins … j’en connais les racines étymologiques … il n’est qu’à observer les logorrhées ou les aphasies, qui les éloignent mêmement du sens commun … « cadere », tomber, choir, mais aussi succomber ; on ajoute le préfixe « de -» qui appuie encore, si cela est nécessaire, sur l’irrémédiable déchéance.