Ancrage
Les joues rosies par le piquant de l’air d’automne, j’arrive au bout de la Pointe aux Anglais. Je suis venue à bicyclette, privilège incroyable de vivre à quelques encablures du fleuve.
Les joues rosies par le piquant de l’air d’automne, j’arrive au bout de la Pointe aux Anglais. Je suis venue à bicyclette, privilège incroyable de vivre à quelques encablures du fleuve.
Assis de l’autre côté du bar dans le salon culturel Les autres jours, qu’il a fondé sous sa maison d’édition, Antoine Tanguay, le directeur des éditions Alto, nous sert un verre – d’eau –, le temps que je prenne la parole.
J’ai jamais répondu la bonne chose I’m gonna make it big maman J’ai toujours décrit un futur qui mène à la rue Je veux être une star
La découverte d’endroits comme le mont Tolmie et l’océan m’ont guérie d’une manière inexplicable. C’est la même chose avec les lettres.
Est-ce que j’hallucine ? Non. J’entends un bruit à l’intérieur du mur. Ce n’est pas dans ma tête. Le son est faible, presque imperceptible, et se produit juste au-dessus de mon oreiller.
Mon pare-brise, des lumières et des gouttelettes de pluie qui fondent ensemble. Derrière le volant de ma voiture, l’humidité hivernale et la solitude me font trembler. J’ouvre la portière.
Je furetais le site des Libraires à la recherche de nouvelles lectures lorsque je suis tombée sur ce titre : Pourquoi je n’écris pas. Réflexions sur la culture de la pauvreté.
« [A]ccorde ton élan aux arbres devant qui tu as la vive impression de grandir encore – rien ne les effraie outre la sécheresse les épidémies la puissance des lames »
[…]
Et la brume est une couverture, viens t’y abrier, je te promets, on est bien.