Mathieu Villeneuve

À propos Mathieu Villeneuve

Au printemps 2013, Mathieu Villeneuve a terminé un baccalauréat en études littéraires à l’Université Laval, au cours duquel il a également pu étudier les lettres hispaniques à l’Université nationale autonome de Mexico. Il a été président du Cercle d’écriture de l’Université Laval et a dirigé sa revue de création littéraire, L’écrit primal, lors des numéros 46 : spécial 25ème anniversaire et 47 : spécial Isaac Asimov. Il a aussi été libraire, critique littéraire à Impact Campus, lecteur de manuscrits aux éditions Septentrion et chroniqueur à l’émission Encrage du CKRL 89,1. À l’été 2013, il a reçu une bourse de création du programme de mentorat Première Ovation, au cours duquel il complète son roman, Borealium tremens, en compagnie de l’écrivain Hans-Jürgen Greif. Sous la direction de Samuel Archibald, il se consacre à une maîtrise en création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire portera sur son premier recueil de nouvelles, La Peuplade baumière. mathieu.villeneuve.5@ulaval.ca

Les potentiels de la transgression générique. L’exemple de trois romans «policiers» modernes

Par |2016-12-21T15:11:26-05:0014 août, 2013|Cours de création littéraire, Dossiers thématiques, Etudes littéraires, L'histoire commence. Atelier du roman, Textes de reflexion|

En quoi L'Inconnu du Nord-Express est-il intéressant du point de vue de la création littéraire? Nous nous limiterons à trois aspects : la nouveauté du motif (chacun tue pour le compte de l'autre, sans raison apparente : le crime parfait); l'utilisation du concept du double, du Doppelgänger, qui oppose et relie constamment Bruno et Haines et qui devient un véritable procédé formel; enfin, la narration elliptique, grâce à laquelle le récit avance par bonds, en sautant comme un vinyle rainuré, dévoilant en quelque sorte ses rouages romanesques.

Borealium Tremens

Par |2016-12-21T15:11:49-05:0026 juin, 2013|Cours de création littéraire, Dossiers thématiques, L'histoire commence. Atelier du roman, Roman, Textes de creation|

Je pose mon crayon sur la pile de papier, je rallume ma pipe pour m'aider à réfléchir. Par la fenêtre se dressent les montagnes du Nord, solides et fières. Je m'apprête à décrire mon frère dans ce journal, pour mon roman. De fait, ce ne sera plus mon frère, mais une création de mon esprit, une représentation, une fiction. Il pourrait devenir n'importe qui ou n'importe quoi. Ou simplement ne plus être l’ostie d'alcoolique déraciné qu'il est devenu, condamné à boire jusqu'à la fin, qui arrivera plus vite comme ça, je suppose. C'est bien ce qu'il doit penser aussi, avec raison. Mais quoi? C'est mon frère, mon sang, malgré tout. On est nés de la même terre peu fertile, où quelques graines seulement peuvent croître : l'alcoolisme, la honte, la violence, la haine, la démence.