Comptes rendus

Tour d’horizon d’un modèle à suivre pour qui aspire à écrire du « noir »

Par |2019-04-02T10:19:37-05:0018 mars, 2019|Comptes rendus, Création littéraire, En résidence, Etudes littéraires, Roman, Stéphane Ledien, Textes de reflexion|

Alors, que raconte cette Histoire de la Série Noire ? Première chose, l’évolution de celle que les initiés ont surnommée la « dame en jaune et noir » y est retracée au fil des tendances du roman policier, surtout anglo-saxon au départ. Pour le bonheur de ceux et celles qui aspirent à écrire du ...

Ces Je qui parlent de Nous. Performance de soi, vérité et cruauté dans la création.

Par |2016-08-15T09:32:02-05:0015 août, 2016|Comptes rendus|

Les écritures et performances de soi sont souvent accusées – à tort – de narcissisme et d’égoïsme. Ce que l’essai de Leroux a de particulier, c’est de redonner ses lettres de noblesse à ce type d’entreprise en la réfléchissant par rapport à ce qu’elle est vraiment : un exercice sérieux de réflexion autour d’un Nous se servant de Je comme matériau de base, parce que nous écrivons le mieux ce que nous connaissons et ce que nous avons nous-mêmes expérimenté.

Descente dans l’atelier du romancier

Par |2016-09-21T10:53:40-05:0023 septembre, 2015|Comptes rendus|

L’histoire du roman, parce qu’elle est humaine, c’est-à-dire qu’elle est faite par et pour les hommes, apparaît ici comme une vengeance contre l’autre Histoire, la grande, celle, impersonnelle, qui est décidée à l’avance et s’impose à l’homme comme une force extérieure sur laquelle il n’a aucune emprise. L’histoire du roman, prétend Kundera, est une histoire personnelle, née des créations de l’homme et de ses choix.

Créer autrement

Par |2015-03-15T18:37:13-05:0018 mars, 2015|Comptes rendus|

Le rapport au théâtre de la metteure en scène est en fait semé de paradoxes. Même si elle peut parfois être « en panne de désir artistique » (p. 18), Haentjens éprouve une dépendance à la création allant jusqu’à « troubler le sommeil et toutes les autres fonctions organiques » en envahissant son « espace mental » (p. 31).

« Je est un autre » : l’art de brouiller les pistes

Par |2016-05-24T08:50:12-05:0025 février, 2015|Comptes rendus|

Dans l’esprit de Laferrière, l’écriture sert donc à transmettre, de la façon la plus simple et la plus pure possible, l’image ou l’émotion qui précède la rédaction du roman. Les mots deviennent des instruments qui servent à livrer un message. Le parallèle que l’écrivain établit entre la musique et l’écriture va en ce sens. Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes à la recherche de ce qui dépasse les instruments, ou les mots, afin de découvrir « quelque chose qui provient du plus profond de soi-même » (p. 119).

Pour envisager un tournant des cursus littéraires en France

Par |2016-05-24T08:53:23-05:0018 février, 2015|Comptes rendus|

L’ouvrage dirigé par Violaine Houdart-Merot et Christine Mongenot se présente donc comme le témoin d’un regain d’intérêt scientifique pour la question des ateliers d’écriture, objets jusqu’alors volontiers relégués en France comme « ateliers de loisirs », écartés peu à peu de la sphère universitaire. Il se trouve qu’il accompagne la naissance depuis 2012 de cursus diplômants en création littéraire, que le Québec connaît depuis bien plus longtemps que la France.

Les discours de Gabriel García Márquez : vers l’écriture d’une utopie de la vie

Par |2015-02-10T12:31:25-05:0011 février, 2015|Comptes rendus|

García Márquez se prononce en faveur de rencontres d'intellectuels véritablement utiles – ce qu'elles sont trop rarement selon lui – où on ose « relever le redoutable défi de mêler les sciences et les arts » (p. 45). Il s'agit d'un désir de voir les savoirs se décloisonner; dans son discours « Je ne suis pas ici », il insiste d'ailleurs sur les convergences entre sciences et arts, qui partagent certaines sources et quelques méthodes. L'éclatement de l'hermétisme des disciplines permettrait « d'élargir le champ de la culture » (p.111).

« Je serai encore capable d’écrire un jour » : le Journal de Kafka

Par |2016-05-24T08:55:29-05:0019 novembre, 2014|Comptes rendus|

Le journal paraît à la fois avoir encouragé la création et l’inachèvement, qui semblent difficilement cohabiter, puisque l'auteur compare ses textes inachevés à des « récit[s] déjà définitivement condamné[s] » (p. 431). Mais il serait trop facile de qualifier ceci d’échec de l’écriture – ce qui ne rendrait pas justice à l’écrivain – et il semble que l'on peut certainement rattacher l'inachèvement à l’esthétique kafkaïenne.