Colloque

L’écart entre théorie et pratique : un binarisme à démonter

Par |2019-03-05T01:10:31-05:003 décembre, 2018|Baladodiffusion, Dossiers thématiques, Repenser la traductologie par la recherche-création, Textes de reflexion, Traduction|

Les personnes invitées discutent notamment de la pratique littéraire et de son apport à une réflexion critique, que celle-ci ait lieu ou non dans un cadre universitaire. Elles se demandent également si la théorie serait l’apanage du milieu universitaire.

Dans la tête du sujet traduisant : les processus créatifs à découvert

Par |2019-03-05T01:10:49-05:0019 novembre, 2018|Baladodiffusion, Dossiers thématiques, Repenser la traductologie par la recherche-création, Textes de reflexion, Traduction|

En plus d’observer l’influence qu’a eue le mentorat sur son assurance, sa compétence et sa créativité traductive, l’étudiante constate que le mentorat l’a menée vers une approche fonctionnelle de la traduction.

Éparpillements : les formes mouvementées de l’exil

Par |2019-03-05T00:36:28-05:0027 mars, 2017|Colloque, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Je parle une langue qui ne coule pas dans mes veines. J’ai appris le français à l’extérieur du foyer et rapidement je l’ai maîtrisé. C’est en français que je suis devenu écrivain, que je suis devenu enseignant… de français! C’est en français que j’ai dit aux autres qui j’étais, que j’ai exprimé ma différence, que je me suis engagé, que je me suis révolté, que j’ai récité et écrit des poèmes sans jamais arriver à combler les trous de ma mémoire : malgré ma maîtrise du français, cette langue demeure celle de l’autre et me transporte ailleurs « comme si la langue étrangère, même si elle est acquise correctement à un niveau syntaxique, ne plongeait pas ses racines jusqu’à la mémoire infantile » (Kristeva, 1992 : 30), et ce, quels que soient les stratagèmes, les détours et les jeux de langage pour faire de cette langue ma langue.

L’image : intermédialité entre poésie et photographie argentique

Par |2019-03-05T01:20:33-05:0027 mars, 2017|Colloque, Création littéraire, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Photographie, Poésie, Textes de reflexion|

Dans le cadre de ma maîtrise en études littéraires, j'ai pu m'appuyer sur l'étude du poète Jacques Roubaud et de sa femme la photographe Alix Cléo Roubaud pour alimenter ma réflexion sur ces rapports étroits. [...] Chez eux, démarche artistique et vie personnelle mêlent alors leurs voix en une trame complexe par le biais de références internes, d'échos thématiques et autres jeux formels qu'il est très intéressant de documenter. Alix Cléo Roubaud tenait un journal qui permet heureusement de retrouver certaines clefs de lecture, ce qui permet de constater que, chez elle, la recherche de l'Image se nourrissait beaucoup du travail de son poète de mari, que cette recherche s'inspire de ce travail ou le place au contraire comme négatif photographique : « Impossible d'écrire, mariée à un poète » (Roubaud, 1984 : 126), écrit-elle dans son journal.

L’écriture jeune adulte : limites et possibilités

Par |2019-03-05T00:47:41-05:0020 mars, 2017|Colloque, Création littéraire, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Textes de reflexion|

Une écriture qui intègre une part de règles pour remplir certains objectifs n’est pas pour autant une écriture prévisible. Rien ne retire à l’écriture, à moins qu’elle ne soit pure copie, total plagiat, sa grande part d’imprévisibilité. L’écriture est marquée par son immédiateté incertaine, elle passe par un alignement de mots cachés, par l’affleurement d’une phrase à découvrir. On a beau avoir dressé un plan et formulé une part d’exigences à l’avance, une foule d’éléments inattendus viennent contrecarrer et alimenter le parcours d’un écrivain. Toujours, les possibilités restent infinies.

Les impossibilités du portrait littéraire

Par |2019-03-05T00:52:54-05:0020 mars, 2017|Colloque, Création littéraire, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Textes de reflexion|

Même en constatant que le portrait était un haut lieu d’impossibilité, je ne voulais pas renoncer à en faire : c’est précisément la question de la beauté qui fait le cœur de mon projet. J’y explore la relation ambiguë et presque amoureuse de deux amies, qui grandissent ensemble et se définissent l’une par rapport à l’autre. Laure (celle-là même qui n’est jamais embrassée) est très belle [...], ce qui ne l’empêche pas d’admirer son amie et de se reconnaître en elle. Mon éditeur a compris l’importance de la question, annonçant d’emblée en quatrième de couverture : « Laure est belle, Florence ne l’est pas. Pourtant, elles vivent et s’aiment comme des âmes sœurs, peut-être un peu plus. »

Du principe de réversibilité cadre-personnage au principe de réversibilité objet-personnage dans Cet imperceptible mouvement d’Aude

Par |2019-03-05T01:20:57-05:0020 mars, 2017|Colloque, Création littéraire, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Textes de reflexion|

Il y a deux ans, aux premiers balbutiements de mon projet, j’ai eu envie d’investir, à mon tour, un lieu particulier : une maison familiale. Je voulais que mes nouvelles, toutes autonomes, soient reliées entre elles par quatre personnages récurrents, mais surtout par ce lieu du quotidien. La brièveté inhérente au genre de la nouvelle m’a vite confrontée à la difficulté de rendre compte de l’âme du lieu, de cette maison investie par autant de souvenirs qu’elle pouvait contenir d’objets. Dès lors, je me suis questionnée sur le véritable lieu de mes nouvelles : était-ce réellement chacune des pièces de la maison, ou plutôt les objets qu’elles contenaient?