Sara Lazzaroni

SI LA FORCE GRAVITATIONNELLE NOUS LÂCHE

Fragments fictionnels où le « je » est multiple et la féminité au centre. Où s’alternent narration, poésie et introspection. Où jaillissent des idées, mais surtout des questions. Femmes enracinées, candides, naturelles ou ténébreuses, aux destins entremêlés ou parallèles, tels des chemins de fer, mais toujours porteuses de ce patrimoine vivant, de cette mémoire sous-cutanée, de cette force gravitationnelle qui fait s’entrechoquer les corps à travers les champs magnétiques. Toujours en quête, assoiffées, insatiables. Femmes sauvages, mystérieuses, volages, embrasées. Mues par l’instinct, guidées par leurs propres cycles. Peu importe qu’on naisse femme ou qu’on le devienne, en vérité, ce qui compte, c’est la liberté.

Insomnie sur semaine

Par |2020-10-01T08:24:05-05:0022 octobre, 2020|Nouvelles, Sara Lazzaroni|

L’aube n’intéresse personne. Qu’ils dorment. Moi je fume des joints et j’écris. S’ils savaient les couleurs que je vois dans mon insomnie. Les paquebots qui passent sur le fleuve sans faire de bruit. Leurs cargaisons multicolores dans le brouillard strié de fines gouttelettes pastel.

Backstore stories

Par |2020-07-28T13:58:02-05:0020 août, 2020|Sara Lazzaroni, Textes de creation|

On s’active en silence. Un bateau de croisière est amarré dans le Vieux-Port. La journée s’annonce étouffante. Les clients débarquent progressivement : Italiens, Hongrois, Tchèques. À midi, les gars de la garde côtière nous payent des shooters de whiskey. Je ne sais pas dire non. Et puis ça m’aide à garder le tempo

Santa Maria

Par |2020-06-30T18:26:41-05:0023 juillet, 2020|Sara Lazzaroni, Textes de creation|

On m’avait dit qu’une congrégation religieuse s’était installée à Santa Maria il y a plus de cinq cents ans et accueillait régulièrement des pèlerins de toutes croyances confondues, offrant logis et pitance en échange de quelques travaux manuels.