C'est donc quelque chose de bien atrocement délicieux que d'écrire pour qu'on reste à s'acharner ainsi en des tortures pareilles, et qu'on n'en veuille pas d'autres.
Treveur Petruzziello - 11 février 2013
Chaque fois que j’vais aux toilettes, la réalité me saute en pleine face. J’ai toujours peur qu’un gars s’aperçoive que je pisse assis, que ça fait trop de bruit, que ça coule ben trop vite… mais j’peux pas le contrôler. Je l’sais que personne aurait assez d’imagination pour penser ça. J’sais ben que la majorité des gens savent même pas que ça existe, des ftm. Mais j’y peux rien, c’est plus fort que moi, j’angoisse. Pis chaque fois, y’arrive rien. J’sors vivant, en une pièce, des toilettes publiques…
Julien Dancause - 17 janvier 2013
Comment firent-ils pour se retrouver là? Par un peu de chance, comme la plupart d’entre nous. Quels étaient leurs noms? Qu’ajouterait ce détail? Depuis combien de temps restaient-ils là? Ils ne s’en rappelaient plus. Combien de temps allaient-ils encore demeurer là? Pas plus qu’il n’en faudrait pour mourir. Que disaient-ils? L’homme à binocles ne soufflait mot; et Pascal débitait que, de toute façon, sur cette terre, il appartenait au Ciel de décider souverainement ce qui pouvait faire notre bonheur ou notre malheur, et qu’il se trouvait bien heureux de tenir un tel précepte, cadeau de son médecin qui, lui, le tenait d’un ami philosophe.
David Bélanger - 1 décembre 2011
Vraiment, il faut que je vous mentionne, il y a des étudiants dans les rues avec des pancartes. Le contraste, sans doute, frappe l’imaginaire : je suis assis en train d’écrire, les lèvres à peine décrochées d’une tasse et eux, cheptel estudiantin, ils s’époumonent, «L’UQÀM en grève», «GRATUITÉ», «ETCETERA», des trucs dans le genre, alors que moi, je dis, je me contente de dire : je vais vous raconter une histoire à thèse. Ou même, j’ajoute pour la précision : je vais vous proposer une thèse, vous en ferez ce que vous voudrez.