Nuit de la création

La femme du portrait

Par |2019-03-05T01:06:42-05:002 juillet, 2014|Non classé|

JIM : J'essaie d'ouvrir mon blogue, mais je vois rien. C'est vide. Ça fera pas une grosse différence... MARIE-ÈVE : Youhou, Dropbox! Tu peux pas m'empêcher de saver mon roman, là. Je peux pas perdre mon roman! JIM : Ton roman? Tu veux dire ton gros sac de vidanges? MARIE-ÈVE : Hey! C'est pas parce qu'on a partagé le même mentor que tu peux te permettre autant de familiarités, tu sauras, Jim. Lâche ton arrogance, rien qu'un peu, pis viens m'aider avec mon ordi. Voyons donc, c'est quoi, cette affaire avec les ampoules qui arrêtent pas de flasher! JIM : C'est ton ordi. Il s'est mis tout seul en mode « Pic de chick à répétition ». Mais pour revenir à ton roman, c'était pas hier, la collecte des déchets?

Rhiyocéros

Par |2019-03-05T01:06:32-05:002 juillet, 2014|Non classé|

FRANCINE : Écoute Jo, si je t'ai amené ici, c'est pour t'avouer le lourd secret qui pèse sur mes épaules. (prenant un air dramatique) J'ai peur que tu me rejettes si je te l'annonce tout cru de même... JO-NATHAN : Hé sis, tu penses que j'ai pas des tas de secrets de necking dins toilettes pis de fumage dans chambre à m'man? Yo man, tu peux me dire n'importe quoi, je l'amène dans’ tombe, ton secret. FRANCINE : Je... J'ai... Je suis tannée d'être une femme... Je pense que... Que je vais changer... Un transport de zoo fait un accident : des dizaines de lions, de rhinocéros et de tigres sont relâchées dans la ville. JO-NATHAN (incommodé par les bruits assourdissants) : Que tu vas charger? Charger qui, pour quoi? Charger comme un rhinocé... aaaah!

En attendant l’autobus

Par |2019-03-05T01:06:48-05:002 juillet, 2014|Non classé|

Toute la ville se met soudainement à pencher en angle jusqu’à ce que le sol soit à la verticale. ANITA : Oui! J'entends ce bruit, qu'est-ce que c'est le bruit? Je parle français! Monsieur Plumeau s'agrippe au bras d'Anita alors que le sol bascule. MONSIEUR PLUMEAU : On va mourir... pensez-vous? ANITA : Vous êtes mon seul ami, Ploumo, it is ok mourir avec les amis c'est ok oui après bistro Alexander et théâtre, oui pourquoi pas! D'abord mourir, good. MONSIEUR PLUMEAU : C'est une idée... je suis un homme poli : les femmes d'abord.

Le maquillage est un art

Par |2019-03-05T01:07:42-05:0025 juin, 2014|Non classé|

ANAÏS : Marco, tu gosses. Laurie, c'est la star. Toi, ben t'es rien. Je pourrais faire ton rôle si on me strappait les seins. Bon, un à la fois. Seigneur, Marie, Joseph, qu'est-ce qui se passe ici! Elle se fait aller un carton comme éventail, elle aussi commence à suer. ANAÏS : Mon maquillage a pas fondu, au moins, c'est déjà ça de pris (dit-elle en regardant ses pots de fards à paupières). On se croirait dans un épisode de X-Files ou de Fringe. Savais-tu, Marco, que des fois, je maquille à New York. Je suis une artiste, moi aussi! MARCO : T'es pas une artiste. On te filme pas. Personne sait t'es qui. T'es juste bonne pour mettre des couleurs sur des faces. Tu connais pas les (Marco prend un visage dramatique avant de prononcer le reste de sa phrase.) émotions.

Autoroute 20 to Hell

Par |2019-03-05T01:07:48-05:0025 juin, 2014|Non classé|

JUNE : Oooh! Fuck David, let's go!!! David accélère, la pédale dans le tapis. DAVID : Vite, embrasse-moi. Vite, vite! J'ai jamais été autant en chaleur. Pis j'te dis, même ma sueur goûte le métal. JUNE : Oh! c'est beau ce que tu dis David! Je pleure... et mes larmes goûtent le métal aussi! Elle l'embrasse goulument, tout en sueur et en salive. DAVID : Wow, jamais vu ça... Ça goûte l'origine pis la fin du monde en même temps. JUNE : David, je pensais jamais dire ça en français un jour mais... je t'aime.

Crime et délit pas loin d’un réfrigérateur

Par |2019-03-05T01:07:36-05:0025 juin, 2014|Non classé|

GILLES : Ouais... On va penser à un plan, d'accord, petite? Regarde par la petite fenêtre et dis-moi si le malfrat est encore dans les parages. MAUDE: Ouh, malfrat! Ça fait vraiment cambrioleur dans le genre, c'est hot! Ok ok, je checke le malfrat, toi checkes les surgelés (éclatant de rire) d'un coup qui se réveillent, han! GILLES : Moins fort, petite. Tu le vois? Il est où? On peut sortir? MAUDE : Ben là Gi-Gi, j'pas savante mais me semble que si tu veux plus le savoir que moi, tu peux checker. Pas tant envie d'm'en prendre une entre les deux yeux, din coup qui est rendu proche de notre planque.

Le dernier cri

Par |2016-12-21T15:09:30-05:0018 juin, 2014|Non classé|

JOHANNE : Ok pour l'église, mais c'est juste parce que ma cheville est bleu-mauve. À ce sujet, tu pourrais peut-être m'aider. Tu donnes ton mouchoir à une vieille inconnue et t'aides même pas ta blonde à marcher. Augustin prend sa femme par le bras, la soulève un peu et glisse. Les deux se retrouvent au sol, des grêlons s'abattant tout autour. JOHANNE : Côté sauvetage de princesse, c'est pas fort. Protège ta tête avec tes mains! Les grêlons sont de plus en plus gros! Le couple se relève et se précipite dans l'église. Augustin ouvre la porte, une foule se tourne vers eux.

Dans les rêves, tu peux prendre des décisions

Par |2016-12-21T15:09:40-05:0018 juin, 2014|Non classé|

La Terre sort de son orbite et se dirige à toute vitesse vers le vide. La température baisse rapidement, sans espoir de se réchauffer. FAUSTIN : J'ai frrrrfrrroid. J... ÉRICA (les lèvres bleues déjà) : Oui... Mmmmoi aussssi... Pppparle, Ffaustin, pparle, pour te réchaufffer... Imagine que tttt'as une fffourrrurrre de Biscuit sur tttoi... FAUSTIN : Mmm mmon chhat. É É É Érica... (Il lève les yeux vers elle, il est couvert de givre et elle aussi.) On est des Mister Freeze. ÉRICA : Oui, on dirait... Serrrre-moi le plus fffort que tu peux!

Le stagiaire malgré lui

Par |2016-12-21T15:09:49-05:0018 juin, 2014|Non classé|

MAXIME : Ça sent le brûlé, vous ne trouvez pas? Dre POQUELIN : Regardez ça! (Interloquée, à la fenêtre.) Maxime s'approche de la fenêtre et la touche du doigt. MAXIME : Aïe! C'est chaud!!! Dre POQUELIN : Les changements climatiques... je le savais, je le savais. Je l'ai toujours dit. MAXIME : Je ne vois rien, la vitre est opaque. On dirait que de la poussière s'est accumulée. Bon sang! Depuis quand ces fenêtres ont-elles été lavées? Dre POQUELIN : Je vois bien que la vitre est sale jeune homme. Je suis peut-être vieille, mais je ne suis pas encore aveugle! Bon, passez-moi ce dossier à la fin...

Tentative no5 — Extrait d’un théâtre d’été

Par |2016-12-21T15:22:07-05:004 septembre, 2013|Non classé|

— Nos seules limites sont celles qu'on accepte. — Arrête-moi tes philosophies, viens m'aider à la place. J'ai des trucs à bouger pis t'es forte, la grosse! — Y'a encore ben juste une chose que j'suis pas capable de te faire bouger.