Recherche-création

La traduction littéraire : l’art du flou cohérent.

Par |2019-03-26T09:06:14-05:001 avril, 2019|Création littéraire, Etudes littéraires, Recherche-création, Textes de reflexion, Traduction|

Le travail du traducteur tombe assez rapidement en désuétude ; après une certaine période, tout est à recommencer. Le traducteur doit apprendre à vivre avec cette sorte d’obsolescence programmée. Il est le moine tibétain qui, pendant des jours d’efforts et de patience, dessine un magnifique mandala de sables colorés et qui, au terme de son éreintant labeur, efface son œuvre du revers de la main.

La représentation du suicide dans la littérature contemporaine : le cas de La montagne rouge (SANG) de Steve Gagnon

Par |2019-03-05T01:01:11-05:0025 avril, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Pour ma part, je m’intéresse à la voix du survivant, c’est-à-dire au récit écrit au je qui donne la parole au proche d’une suicidé. Je vais débuter par une analyse de la représentation du suicide dans la littérature en me questionnant sur la fonction que celui-ci remplissait, puis, ultimement, je présenterai le suicide dans l’œuvre La montagne rouge (SANG) de Steve Gagnon.

L’inscription du corps de l’écrivain dans son œuvre. Réflexions sur un dispositif d’atelier corporel d’écriture.

Par |2018-04-23T08:25:30-05:0023 avril, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Comme dans le cadre de certaines de mes autres productions poétiques et en prose, j’alterne des temps de rédaction avec des séances où je m’entraine physiquement. Mon écriture en est influencée dans sa forme et dans son contenu. Mon processus de création m’a permis de poser de premières hypothèses pour structurer une recherche où j’inviterai des écrivain(e)s à expérimenter des dynamiques créatives similaires.

L’image de la pensée dans le monologue intérieur

Par |2019-03-05T00:59:43-05:0016 avril, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Le signe est essentiel pour comprendre la pensée parce que « la pensée n’est rien sans quelque chose qui force à penser » (Deleuze, 2002 : 117). Elle doit être mise en mouvement par une rencontre. Cette rencontre, c’est le signe : « Ce qui force à penser, c’est le signe. » (Deleuze, 1964 : 118-119) Pensée et signe sont inséparables dans l’image que Deleuze s’en fait. Il reste maintenant à voir comment ils peuvent influencer la composition des monologues intérieurs.

Les paradoxes de l’écriture du deuil chez Christian Bobin 

Par |2019-03-26T09:14:53-05:009 avril, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Chez Bobin, l’écriture semble avoir pour fonction de garder présents en soi ceux que nous avons aimés et perdus. Cette volonté pourrait révéler l’échec du travail de deuil au sens freudien, d’autant plus que le sentiment de l’absence demeure toujours aussi vif vingt ans plus tard. Néanmoins, le poète semble échapper au deuil pathologique : à travers son langage oxymorique, il transforme le manque en étonnement, l’absence en présence, la mélancolie en joie.

L’écriture fictionnelle aide-t-elle à bien vivre? L’exemple de Tolstoï.

Par |2019-03-05T00:55:11-05:002 avril, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Le problème que pose la vie bonne est double : il s’agit, premièrement, d’identifier un but qui vaut la peine d’être poursuivi, duquel découlent, deuxièmement, des conduites qui, au quotidien, nous permettraient de l’atteindre. Idéalement, les deux s’alignent; la plupart du temps, la réalité n’est pas si simple.

Peut-on tuer par coïncidence?

Par |2019-03-05T00:53:41-05:0026 mars, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Au moment même où je n’ai plus envie du tout de poursuivre la vaine analogie entre écrire et occire, le geste meurtrier me rattrape : il s’incarne dans mon envie d’en finir avec l’idée initiale, avec le développement logique tel qu’il se déploierait dans une dissertation exemplaire. L’écriture pourrait-elle être ce processus par lequel on tue l’idée ? (Ne serait-ce que dans une tentative d’imitation du réel, qui lui, vraiment, n’en a que faire des idées.)

Écrire dans la maison des miroirs

Par |2019-03-05T00:52:36-05:0019 mars, 2018|Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Écrire dans la maison des miroirs, c'est créer des passages là où on ne voit que des surfaces planes et sans profondeur. C'est laisser croire à un passage quand, en fait, il n'y a qu'illusion. Parfois, on écrit, mais la plupart du temps, on peint des fenêtres, en espérant que quelqu'un y voit un paysage. Si l'essentiel résiste au langage, il se trouve certainement quelque part, dans l'esprit de celui à qui on le suggère.

Le crépuscule d’Efrit : morts et résurrections du superhéros

Par |2019-03-05T00:33:08-05:0012 mars, 2018|Création littéraire, Culture populaire, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2017 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

En 1992, l’Amérique est en deuil. Elle pleure l’une de ses figures les plus emblématiques, quoique fictive : Superman meurt des suites d’une violente lutte contre Doomsday, dans le comic book intitulé The Death of Superman. Un lecteur écrit à ce sujet que « l’air semble un peu plus froid. La nuit un peu plus sombre. Les gens un peu plus tristes. Quelque part, un jeune homme fixe le ciel nocturne et une larme solitaire coule le long de sa joue. La perte d’une idole. La perte d’un ami ».

Éparpillements : les formes mouvementées de l’exil

Par |2019-03-05T00:36:28-05:0027 mars, 2017|Colloque, Dossiers thématiques, Forum interuniversitaire 2016 des étudiant-e-s en création littéraire, Recherche-création, Textes de reflexion|

Je parle une langue qui ne coule pas dans mes veines. J’ai appris le français à l’extérieur du foyer et rapidement je l’ai maîtrisé. C’est en français que je suis devenu écrivain, que je suis devenu enseignant… de français! C’est en français que j’ai dit aux autres qui j’étais, que j’ai exprimé ma différence, que je me suis engagé, que je me suis révolté, que j’ai récité et écrit des poèmes sans jamais arriver à combler les trous de ma mémoire : malgré ma maîtrise du français, cette langue demeure celle de l’autre et me transporte ailleurs « comme si la langue étrangère, même si elle est acquise correctement à un niveau syntaxique, ne plongeait pas ses racines jusqu’à la mémoire infantile » (Kristeva, 1992 : 30), et ce, quels que soient les stratagèmes, les détours et les jeux de langage pour faire de cette langue ma langue.